Mots d’épice et Nuitée à Carqueiranne

Le second recueil de poésies en acrostiche : « Mots d’épice » est paru lundi dernier à l’occasion de la nuitée littéraire à Carqueiranne où j’étais présent.

Vous pouvez le commandé, dédicacé, sur la boutique OnVeut.com.

Affiche Palais Longchamp

Voici l’affiche du Festival du Palais Longchamp, ce 9 mai.
J’y serai présent pour discuter avec vous et signer des dédicaces :)

Un petit crayonné

croquis inachevé d’un des nouveaux personnages présent dans le 2…

Château de Solliès-Pont, les 1er et 2 mai

Séance de dédicaces pour ces premières journées culturelles organisées par la municipalité de Solliès-Pont au Château.

Festival du Palais Longchamps à Marseille

Une autre date : Le dimanche 9 mai. Je serai présent sur le stand littérature à Marseille, au festival du Palais Longchamps. C’est une grosse festivité qui semble vraiment sympa. A voir.

Printemps du livre de Gareoult



Petite photo souvenir de ce dimanche au printemps de Gareoult. L’organisation était sympathique et l’ambiance chaleureuse. Ce n’était certainement pas le salon du livre de Paris mais, en même temps, ce n’est pas ce qu’on lui demande ! :)

Evolution de l’illustration du chapitre 2

Entre deux autres projets, j’ai un brin avancé sur l’illustration du chapitre 2 (pas 3 comme j’avais dit l’autre fois par erreur).
En effet, j’envisage d’illustrer chaque chapitre dans le prochain volume. Rien de sûr pour le moment (vos avis peuvent être utiles) mais ça me trotte !
Du coup, je poserai ici les dessins tout au long de leur évolution des premiers crayonnés jusqu’à l’encrage (sauf gros spoilers qui seront évités).

Printemps du livre de Garéoult

Votre serviteur sera présent demain, dimanche 28 mars 2010, à la cinquième édition du printemps du livre de Garéoult pour des séances de dédicaces (le matin et en fin d’après-midi).

Voici une très courte nouvelle titrée : Histoire d’eau.

Un bruit de tonnerre. Puis le vent qui glisse sur ma peau, jouant dans ma pilosité hirsute. Un de ces instants magiques où l’on remercie le ciel d’être là, de connaître cette béatitude ; se laisser aller simplement, sans contraintes, en parfaite communion avec la nature. Quelle est cette île peinte à ce mur d’horizon ? Ce palmier immobile, mi-debout, mi-couché, défie les forces naturelles.Je suis contemplatif mais vide de réflexion. Je ne fais juste qu’un avec ces sensations en moi, cet ancestral appel qui me ramène ici comme il le fit pour mon père, et le père de mon père, et son père avant lui. A moitié nu, animal bipède qui plie sous son poids de fatigue, être repu écroulé sur son reposoir. Assis, dans un bien-être hypnotique, j’attends. Je sais qu’ils viendront. Ils viennent presque toujours et, en cet instant, je ne doute pas qu’ils seront présents en nombre. A peine aurai-je eu le temps de penser à leur venue, qu’un premier se présente sans prévenir.Il est petit, ténu. Un discret, un timide. Il n’ose pas rester et s’enfuit tout de suite, disparaissant à peine après s’être exposé au jour. Il est suivi de près par son frère, bien plus lourd. Un gros qui se présente et s’impose sans gêne. Il sort de sa cachette en prenant tout son temps. Comme un roi hawaïen qui s’en va tâter l’eau, il se laisse glisser dans le lagon turquoise. Après lui, c’est plusieurs qui attendaient leur tour ! Ils sont quatre qui restaient à la traîne. Ils attendaient, avec forte impatience, que le roi veuille bien libérer le passage, leur donnant ainsi l’autorisation impériale ; et c’est sans aucune gêne, qu’ils s’exécutent. Les voilà qui se précipitent, ils se jettent, tour à tour, dans l’eau sans prêter cas du calme bien troublé. Je suis éclaboussé par ces quatre insoumis. Cela m’énerve un peu, quel manque de contrôle ! Je me lève. De toute façon, ceux-là sont les derniers. Je ressens bien que quelque chose est brisé. La magie et l’envie sont parties en fumée. Je les regarde, un peu gêné : est-ce le souvenir que je vais laisser de moi ? Qui sera celui qui viendra à ma place et sera le témoin de mon maudit héritage ? Surtout, garder mon calme. Ne pas porter sur mon visage les traces de la culpabilité. Je couche sur le papier mes derniers souvenirs, quelques traces d’un bref instant de l’existence. Comme l’enfant qui dessine un cœur sur l’écorce, je dis : « j’étais ici », rébus improvisé… Je trempe mes mains dans l’eau, je les rince, ainsi que ma face. J’observe mon reflet, prêt à affronter le monde.Si quelqu’un s’en venait, je ne pourrais mentir ; juste fuir au plus vite en souhaitant ne pas être reconnu. Quelques mouvements de la main qui ne changent rien aux faits : mon bras n’aura jamais la puissance d’Eole ou d’un bon vieux Wizard : magicien bienvenu.Je quitte ce lieu, mélange de bénédiction et de malédiction, pour retrouver les miens qui m’attendent attablés… Bon sang, ce que je déteste les toilettes publiques !

Un croquis inspiré par le chapitre 3 d’Onimonde II

Kap